Les Archives du Pas-de-Calais (CG62) - Le 18 Mai 2012 - 01h07
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À l’occasion des journées européennes du patrimoine 2011 sur le thème "Le voyage du patrimoine", les archives départementales ont présenté, les 17 et 18 septembre 2011 au centre Georges-Besnier, une exposition intitulée "Voyage et voyageurs", autour de trois grands axes :
Facteur décisif de l’ouverture sur le territoire national et international, l’histoire des transports nous lègue un patrimoine aussi riche que varié ; intimement liés aux mutations de paysages au cours des XIXe et XXe siècles, les espaces de transport sont des lieux de mémoire essentiels, où se sont croisés des milliers de voyageurs, entre les trajectoires quotidiennes et les grandes mutations socio-économiques.
À travers des documents divers, voyagez dans l’univers ferroviaire du Pas-de-Calais (création de lignes, améliorations techniques, inauguration de la nouvelle gare d’Arras, accident de Fampoux, etc.), flânez sur les plages de la Côte d’Opale (aménagement de stations balnéaires, activités et loisirs en bord de mer, etc.) et partagez les différents projets franco-britanniques pour relier Douvres à Calais.
Suivez le guide… Et bon voyage !
Chambre des Députés. Session 1842. n° 101. Rapport fait au nom de la Commission chargée d'examiner le projet de loi relatif à l'établissement des grandes lignes de chemins de fer. Séance du 16 avril 1842. Archives départementales du Pas-de-Calais, BHD 482/4.
Projet de loi sur les chemins de fer, 1842. L’État décide d’un grand plan d’ensemble de création de lignes d’intérêt général dont il prend en main le tracé ; parmi les branches vitales, on trouve la ligne Paris-Lille-frontière belge. 42 millions de francs sont affectés au chemin de fer de Paris à Valenciennes et Lille par Amiens, Arras et Douai. Le réseau national est entièrement centré sur Paris, à l’image du régime administratif centralisé de la France. Les relais de la diligence deviennent les principales stations.
Tableau du mouvement des lignes en exploitation en 1863. Annuaire administratif et statistique du Pas-de-Calais. Archives départementales du Pas-de-Calais, PB 429/30.
La ligne Paris-Lille est inaugurée en 1846 et il faut attendre 1848 pour que la ligne Amiens-Boulogne soit ouverte. Jusqu’en 1857, aucune concession nouvelle n’est accordée. À cette époque, le Pas-de-Calais n’est qu’effleuré sur ses bords. Il n’existe aucune transversale : le centre du département constitue un désert ferroviaire. L’extension du bassin houiller nécessite le développement du réseau. Très vite, la "fièvre du chemin de fer" s’empare des élus locaux. La ligne Arras-Hazebrouck avec embranchement sur Lens et Ostricourt est créée en 1860. La ligne des houillères connaît alors une expansion exceptionnelle.
"Achiet-le-Grand - La gare des voyageurs", carte postale. Archives départementales du Pas-de-Calais, 12 J 357/14.
En 1865, une loi relative à la création de chemins de fer d’intérêt local est votée à la quasi unanimité. L’opinion publique est très favorable à la création de lignes secondaires. Le premier chemin de fer d’intérêt local du département voit le jour en 1871. Il s’agit des six kilomètres de la ligne Achiet-Bapaume sur laquelle sont mis en place des embranchements spéciaux pour desservir d’importantes industries. Dans un département principalement agricole et sucrier, ces lignes permettent un développement spectaculaire de la culture de la betterave et du lin.
"Achiet-le-Grand – Les voies prises du pont", carte postale. Archives départementales du Pas-de-Calais, 12 J 357/15.
"A. Hallette ", gravure sur acier par Bosselman, d’après Charles-Barthélemy-Jean Durupt, 1835. Archives départementales du Pas-de-Calais, 4 J 474/40.
Alexis Hallette s’installe à Arras en 1812. Son père, fabricant de fils et de lacets, lui donne le goût de la mécanique. Véritable précurseur de l’industrie moderne, il s’associe à Crespin-Delisse en concevant les premières machines pour la fabrication du sucre de betterave. Il installe à Arras des ateliers couvrant plus de deux hectares et employant 800 ouvriers. Il perfectionne un nombre impressionnant de machines dans des domaines très différents : chaudières, bateau-dragueur, presse hydraulique pour les moulins à huile, machines à vapeur, et enfin, il s’intéresse au chemin de fer.
Pour en savoir plus sur Alexis Hallette, lire l'article 3 juillet 1846 : décès d'Alexis Hallette, fondateur de l'une des premières usines de construction de locomotives.
Papier à en-tête de la Fonderie et Ateliers de construction Hallette à Arras. Archives départementales du Pas-de-Calais, BHC 1190/3.
En 1829, lorsque deux locomotives construites par Stephenson à Newcastle entrent en France, l’une est confiée aux frères Seguin à Lyon, l’autre à Alexis Hallette. Il ne produit d’abord que les pièces détachées. Il faut attendre 10 ans pour que sortent de ses ateliers les premières locomotives pour la Compagnie du Nord. Il les perfectionne et, pour éviter le mouvement de lacet si désagréable sur les premiers chemins de fer, il rapproche leurs cylindres. Il met également au point un système révolutionnaire de locomotion atmosphérique. Il meurt le 3 juillet 1846, au retour d’un voyage en Angleterre où une société anglaise faisait des essais sur son invention. Avec lui, disparaissent les ateliers dont il est l’âme et le cerveau.
"Arras, vue prise de la citadelle", lithographie. Archives départementales du Pas-de-Calais, 3 FI 560. (On reconnaît la gare à l’extrême droite).
Dès le début de l’érection des gares, une harmonisation des constructions est décidée par la Compagnie du Nord. C’est la naissance d’une architecture ferroviaire. Celle d’Arras, inaugurée le 14 juin 1846, est construite par Alfred Armand. Située entre la route de Bucquoy et la route de Bapaume, elle mesure 500 mètres de long et 150 mètres de large. La ville est encore fortifiée et la gare doit être édifiée dans le rentrant des fortifications pour masquer le moins possible les ouvrages latéraux de défense. Deux mille personnes sont présentes lors de son inauguration qui a lieu dans le cadre de l’ouverture de la ligne Paris-Lille.
"Arras, la rue Gambetta", carte postale. Archives départementales du Pas-de-Calais, 5 FI 212.
Un projet de déplacement de la gare est proposé par la Compagnie du Nord en 1890. Ce projet présente de tels avantages commerciaux qu’il est adopté à l’unanimité par le conseil municipal. À cette époque, le démantèlement des fortifications est déjà commencé. Il est prévu un nouvel emplacement, mieux adapté à l’augmentation du trafic, dans le prolongement de la rue Gambetta. La première pierre du bâtiment est posée le 27 février 1897. Ce n’est plus un embarcadère mais un hall avec un corps central à pignon de verre, un comble métallique soutenu par quatre piles appareillées et une tour à horloge. De chaque côté sont placés des pavillons latéraux néoclassiques.
Fête d'inauguration de la gare d'Arras, invitation, 1898. Archives départementales du Pas-de-Calais, BHB 799/11.
La nouvelle gare est inaugurée officiellement le 30 octobre 1898 par le ministre des Travaux publics. Bombardée pendant la guerre de 1914-1918, restaurée en 1919-1920, elle est de nouveau touchée en mai 1940 puis en avril et juin 1944. On la démolira pour faire place à la gare actuelle en 1958.
Fête d'inauguration de la gare d'Arras, menu, 1898. Archives départementales du Pas-de-Calais, BHB 799/11.
"Chemin de fer du Nord. Catastrophe de Fampoux", lithographie par Félix Robaut. Archives départementales du Pas-de-Calais, 4 J 486/25.
Le 8 juillet 1846, le train de la ligne Paris-Lille déraille en passant sur un remblai de la vallée de la Scarpe. Les wagons tombent dans le marais faisant 14 morts. Il s’agit de l’une des premières catastrophes ferroviaires de l’histoire du chemin de fer en France.
"Réseau du Nord. Plage St Gabriel, station de Dannes Camiers, 3hes1/2 de Paris...", dépliant touristique. Archives départementales du Pas-de-Calais, 4 FI 3544.
Le tourisme sur la Côte d’Opale est un phénomène ancien. Dès la fin du XVIIIe siècle, la mode du Grand Tour conduit une clientèle d’Anglais fortunés à débarquer dans les ports de la Manche à destination de l’Italie et des grandes villes européennes. Si certains s’attardent dans les villes côtières, les plages restent souvent un espace négligé. Il faut attendre le XIXe siècle pour que les rivages du littoral deviennent à la mode sous l’influence de la colonie britannique qui développe la pratique des bains de mer. Toutefois, les déplacements et la découverte de ces sites restent encore l’apanage des rentiers et de la classe oisive en général.
"Boulogne. Vue des bains. View of the baths", gravure en acier par Bennet [1810-1830]. Archives départementales du Pas-de-Calais, 4 J 486/68.
Les bienfaits de l'eau de mer sont connus depuis l'Antiquité. On les redécouvre dès le XVIIe siècle mais c'est l'étude du docteur Russel de Brighton qui en assure le succès en 1752. En bordure de Manche, les premiers bains de mer répondent jusqu'au début du XXe siècle à des considérations de santé. La ville de Boulogne se dote dès les années 1780 d'un établissement de bains de mer froid et chaud. Le bain à la lame s'effectue à bord d'une voiture tirée par un cheval qui amène le baigneur au bord de l'eau loin des regards indiscrets.
Pour en savoir plus, lire l'article La voiture-baignoire de l’établissement des bains de mer de Boulogne-sur-Mer.
"Le Touquet-Paris-Plage. Vue perspective de la piscine", Le Touquet, 1928. Paris, G. Gautron. Guide touristique. Archives départementales du Pas-de-Calais, BHD 1179.
Le Touquet-Paris-Plage, ville nouvelle créée ex-nihilo, voit le jour grâce à Jean-Baptiste-Alphonse Daloz qui, le 25 avril 1837, acquiert un terrain de 1600 hectares des garennes de Trépied, au hameau de Cucq, en vue de développer une activité agricole. Celle-ci n’étant pas très propice à Monsieur Daloz, il transforme en 1855 son domaine, baptisé alors "le Touquet", en forêt, y plantant des pins maritimes, des peupliers et des aulnes. C’est en 1874, lors d’une visite d’Hippolyte de Villemessant, fondateur du journal Le Figaro, que l’expression "Arcachon du Nord" qualifie le domaine et que l’idée d’une station balnéaire nommée Paris-Plage prend forme. L’idée germe et se réalise : la station devient, grâce aux aménagements effectués par son directeur Pierre de Coubertin et John Whitley, une station prisée de la bonne société parisienne et anglaise. Le 28 mars 1912, le domaine deviendra officiellement la commune du "Touquet-Paris-Plage".
La présence d’une forte colonie britannique sur le littoral français favorise l’avènement d’activités sportives : les courses d’obstacle, de steeple-chase, les tournois de polo ou de tennis ponctuent la saison des bains. De nombreuses activités sont proposées aux touristes pour agrémenter leurs journées : tirs au pistolet, à la carabine ou jeux nautiques.
Pour en savoir plus, lire l'article Affiche touristique de la Compagnie de Chemin de fer du Nord.
"Casino de Boulogne-sur-Mer (le jardin)". Archives départementales du Pas-de-Calais, 6 FID 1009.
Si les adultes ne sont pas les derniers à s’amuser sur la plage (parties de cartes, concours de boules en bois, démonstration de natation, etc), leurs loisirs se déroulent le plus souvent dans un cadre prestigieux : le casino. La loi du 15 juin 1907 autorise, en effet, l’implantation des casinos dans les stations balnéaires. Le casino propose en général deux activités. Le jeu des petits chevaux est réservé à une clientèle plutôt familiale qui recherche une distraction tandis que le baccara s’adresse à une clientèle fortunée. Il n'est d’ailleurs autorisé dans les seules villes qui accueillent une population étrangère importante. C’est à ce titre que le casino de Boulogne dispose de ce jeu qui est refusé à celui de Calais.
"Berck-Plage. Baigneuses attendant la vague", carte postale. Archives départementales du Pas-de-Calais, 5 FI 108/447.
Les avantages d’un séjour à Berck-sur-Mer sont rapidement reconnus et mis en valeur par une abondante littérature médicale. En 1856, le docteur Perrochaud parvient à guérir des patients atteints de scrofule et de rachitisme mis en pension à Berck. Un premier hôpital est fondé en 1861.
"Berck-Plage, La plage", carte postale. Archives départementales du Pas-de-Calais, 5 FI 108/ 491.
La qualité des services de santé contribue au développement de la commune de Berck, mais la réputation de la plage attire aussi un grand nombre de baigneurs et de vacanciers.
"Eh bien fifille, quel effet t'a produit le premier baiser d'Amphytrite ? ... ". [Sortie de baignade au Cap Blanc-Nez]. Dessin préparatoire pour parution dans Le Sourire, hebdomadaire humoristique par Louis Morin, vers 1900. Archives départementales du Pas-de-Calais, 3 FI 745.
"Figure exacte et proportions du globe aërostatique, qui, le premier, a enlevé des hommes dans les airs", gravure sur cuivre extraite de la Notice aërostatique, ou Continuation de la dix-huitième suite de la Notice de l'Almanach sous-verre, Paris, 1785. Archives départementales du Pas-de-Calais, 4 J 486/98.
À la veille de la Révolution, se développe en France un véritable engouement pour la conquête de l’air. Très vite la traversée de la Manche en ballon devient un véritable enjeu et même une obsession, notamment pour deux aventuriers : le messin Jean-François Pilâtre de Rozier et son rival le normand Jean-Pierre Blanchard. Le 7 janvier 1785, Jean-Pierre Blanchard et son ami et mécène américain John Jeffries traversent la Manche de Douvres à Guînes en 2 heures 25 minutes, à bord d’un ballon gonflé à l’hydrogène.
Jean-François Pilâtre de Rozier, aéronaute français né à Metz le 30 mars 1754 meurt à Wimille le 15 juin 1785 dans le premier accident aérien de l’histoire, lors de sa tentative de traversée de la Manche en ballon dans le sens France-Angleterre.
Pour en savoir plus, lire l'article La première traversée de la Manche par les airs.
Pétition en faveur du tunnel sous la Manche adressée à Napoléon III par des notables anglais. Archives départementales du Pas-de-Calais, S 869.
Si les projets français de liaison entre la France et l’Angleterre sont les plus connus et les plus nombreux, un certain nombre de citoyens britanniques sont conscients des retombées économiques que pourrait avoir la création d’un tunnel ou d’un pont reliant les deux pays. C’est ainsi que 170 notables anglais lancent, en 1867, une pétition dans le but de convaincre l’empereur de soutenir le projet de submarine tunnel d’Aimé Thomé de Gamond. Cependant, la grande majorité des Anglais, et notamment l’armée, sont farouchement hostiles au tunnel sous la Manche.
"Chemin de fer à ciel ouvert entre la France et l’Angleterre. Étude scientifique". Projet de J.-A. Vérard de Sainte-Anne, 1880. Archives départementales du Pas-de-Calais, BHC 1086/14.
À l’instar d’Aimé Thomé de Gamond, Vérard de Sainte-Anne élabore de nombreux plans de liaisons transmanche. En 1869, il reprend l’idée du pont ferroviaire permettant aux navires de circuler en dessous. Ses recherches sont soumises à l’Académie des sciences le 28 juillet 1870 mais la guerre met fin à ses espoirs. Il ressort son projet dans les années 1880 lorsque le premier tunnel est abandonné à la suite du renoncement des Anglais.
Projet de tarif pour le chemin de fer sous la Manche, affiche, 1875. Archives départementales du Pas-de-Calais, S 869.
Le percement du tunnel sous la Manche a bel et bien commencé au XIXe siècle. En 1868, un comité anglo-français, présidé par Lord Richard Grosvenor et Michel Chevalier, reprend l’idée du tunnel et parvient à séduire l’opinion publique britannique. Pendant six ans, une commission se penche sur la question. Déclaré d’utilité publique, le chemin de fer entre la France et l’Angleterre est doté d’un cahier des charges très complexe. Un projet de tarifs de la traversée est même élaboré. Rien n’est omis, pas même le prix du passage d’un cercueil !
Tracé du tunnel sous marin. 1875. Archives départementales du Pas-de-Calais, S 869.
De 1883 à 1914, le projet de lien transmanche, pont et tunnel, est repris plusieurs fois. En 1906, à l’époque de l’Entente cordiale, sir Francis Fox et Albert Sartiaux proposent une nouvelle mouture de deux tunnels séparés, avec galeries de communication. Pour rassurer les Britanniques, on prévoit un viaduc facilement destructible en cas de guerre. Rien n’est entrepris avant le déclenchement de la Première Guerre et il faudra attendre 1994 pour voir enfin les trains circuler sous la Manche.
"Calais. Entrée du port", lithographie par Deroy. [1830-1870], Archives départementales du Pas-de-Calais, 4 J 439/94.
Tout comme celui de Boulogne, le port de Calais est sommairement équipé au début du XIXe siècle. Un quai des paquebots est commencé en 1811 et mis en service en 1819, mais le port n’est encore constitué que d’un chenal de faible profondeur s’ouvrant entre deux longues jetées et aboutissant au bassin naturel compris entre le fort-Risban et la digue du nord, le Courgain et les remparts de la ville au sud.
"La traversée de Boulogne à Douvres", coupure de presse, sans date [1830-1840]. Archives départementales du Pas-de-Calais, 6 FID 1037.
De Boulogne à Rotterdam se concentre une des plus fortes activités maritimes du monde. La navigation dans le détroit du Pas-de-Calais a toujours été dangereuse du fait de sa forte fréquentation et de la domination des vents d’ouest. La traversée de la Manche est souvent pénible et à la moindre difficulté, les voiliers se retrouvent vite échoués sur les bancs de sable ou les falaises anglaises.
Bateau à roue approchant du port. "Calais, imprimé par Chardon", extrait de la France maritime. Archives départementales du Pas-de-Calais, 4 FI 3549.
À Calais, l’invention de la machine à vapeur modernise le transport maritime. La navigation à vapeur prend rapidement le pas sur la navigation à voile. Le premier pyroscaphe destiné au transport de passagers franchit la Manche en 1815. Construit en bois et muni d’une roue à aube, il est pourvu de voiles et équipé d’une machine à vapeur mise au point par Watt. Ce n’est qu’en 1821 que le premier service à vapeur est réalisé entre Douvres et Calais. La traversée dure alors entre 2 heures 45 et 3 heures 30.
"Boulogne-sur-Mer. Arrivée du bateau de Folkestone", carte postale. Archives départementales du Pas-de-Calais, 5 FI 160/316.
En 1840, on met en service le premier paquebot (de l’anglais packet-boat) en fer sur la ligne Calais-Douvres, le Dover. Désormais, ces bateaux sont plus gros, plus solides et plus puissants. Ils sont également équipés d’aménagements confortables pour attirer la clientèle anglaise. On doit à un Boulonnais, Frédéric Sauvage, une invention qui va révolutionner ces navires : l’hélice.
Le premier ferry-boat apparaît après la Première Guerre mondiale.
Pour en savoir plus sur Frédéric Sauvage, lire l'article 20 septembre 1786 : naissance de Frédéric Sauvage.
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