Les Archives du Pas-de-Calais (Pas-de-Calais le Département) - Le 21 août 2019 - 22h46
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Plan des destructions du Port de Boulogne-sur-Mer en octobre 1944

Publié par Aubin Leroy, responsable du service des archives contemporaines

Le 10 juillet 1947, la ville de Boulogne-sur-Mer est décorée de la Légion d’Honneur pour les souffrances endurées tout au long de la Seconde Guerre mondiale. Bombardée de mars 1940 à septembre 1944, à la fois par l’armée du Reich et les Alliés, la ville a vu certains de ses quartiers entièrement rasés (Capécure, Saint-Pierre) et le port lui-même anéanti par les combats de la Libération.

Destruction du port

Ainsi, entre le 2 et le 16 septembre 1944, l’armée allemande détruit méthodiquement les ouvrages portuaires pour qu’ils ne tombent pas aux mains des Canadiens de la 3e division d’infanterie engagés dans la reprise de la ville (opération Welhit). Dès le 4, ces derniers mettent le siège devant Boulogne et bombardent sans relâche pour faire lâcher prise aux Allemands décidés à se battre jusqu’au bout. Le Generalleutnant Heim, commandant de la place, se rend enfin le 22.

Vers la reconstruction

Le service maritime du Pas-de-Calais, dépendant du Ministère des Travaux publics et des Transports et issu directement des Ponts et Chaussées maritimes de Colbert, est chargé à la fois des ports (Boulogne, Calais, Étaples) et du littoral du Pas-de-Calais (phares et balises, défenses contre la mer, connexions avec le réseau fluvial). C’est donc tout naturellement que l’Inter-Service Topographical Department (service topographique militaire dépendant de l’Amirauté britannique, 1941-1945) fait appel à ses ingénieurs pour obtenir un état précis des destructions à la fin de la guerre.

Le plan présenté constitue le document le plus remarquable de cette étude. En bleu, les destructions alliées, en rouge celles causées par les Allemands. On distingue nettement les nombreuses épaves dans les différents bassins (le service maritime en recense alors 87, sans compter le port extérieur), qui donnent une idée de l’ampleur du chantier de reconstruction ouvert dès la Libération. Ce document montre également les quais et les voies ferrées anéantis. Il ne reste ainsi que 300 mètres de quai sur les 4 000 de 1939 et une seule grue en état de fonctionner sur les 61 de l’avant-guerre. Des 27 km de voies ferrées de 1940, seuls 8 subsistent encore après le siège de la ville.

Pourtant, dès octobre 1944 et grâce aux efforts de la Royal Navy, le port est à nouveau partiellement en service et sera remis aux autorités françaises le 25 décembre de la même année.

Pour aller plus loin

  • LOTTIN (Alain) dir., Histoire de Boulogne-sur-Mer, La Sentinelle, Le Téméraire, 1998, 514 p.
  • DEJONGHE (Étienne), LAURENT (Daniel), Libération du Nord et du Pas-de-Calais, Paris, Hachette, 1974, 301 p. (ill.)
  • VASSEUR (André-Georges), Boulogne 1944 Jusqu’au dernier. Paris : Presses de la Cité, 1969
  • Répertoire méthodique des archives Service maritime des ports de Boulogne et Calais (1730-2006), Arras, 2009-2011

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Vue en coupe d'un pont sous-marin.

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