Les Archives du Pas-de-Calais (Pas-de-Calais le Département) - Le 27 juillet 2017 - 04h28
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30 juin 1825 : naissance du père de l’opérette, Florimond Ronger, dit Hervé

Le 30 juin 2017

De l'orgue... à l'opérette

Louis-Auguste-Florimond Ronger, dit Hervé, est né le 30 juin 1825 à Houdain où son père, brigadier de la gendarmerie royale, a été nommé en 1822. Après la mort de celui-ci, en 1834, veuve et enfants s’installent à Paris. Sa mère trouve alors un emploi de chaisière à l’église Saint-Roch. Le jeune Florimond, qui a une jolie voix, est admis dans les chœurs de la maîtrise. Il prend des cours d’harmonie au conservatoire de Paris, où Daniel Auber lui donne des leçons de composition. Il s’initie également au maniement de l’orgue. Le 30 septembre 1840, il est engagé comme organiste à l’hospice de Bicêtre. C’est là qu’en 1843, il met en musique, un vaudeville, L’ours et le pacha, pour un orchestre d’aliénés de l’établissement. Florimond Ronger remporte son premier succès. Son goût pour l’opérette est né.

Les débuts d'Hervé

Le 22 août 1844, il épouse Eugénie-Louise Groseille, jeune blanchisseuse de l’hospice à qui il donne des cours de musique. Parallèlement à son emploi d’organiste à Bicêtre puis à Saint-Eustache (où il est nommé, à 20 ans, organiste en chef), Florimond, pour subvenir aux besoins de sa famille (il a déjà deux enfants), court le cachet dans de petits théâtres parisiens sous le pseudonyme d’Hervé. Il chante, joue la comédie et tient la baguette de chef. En 1847, il compose Don Quichotte et Sancho Pança, qui, après un passage au théâtre Montmartre, est représenté à l'Opéra national le 5 mars 1848. Hervé y joue le rôle de Don Quichotte. Beaucoup considèrent cette pièce comme la véritable première opérette française ; il se dit lui-même inventeur d’un genre loufoque, burlesque, échevelé, endiablé, cocasse, hilare, saugrenu, catapulteux.

La reconnaissance

Hervé commence à être connu. En 1849, il devient chef d'orchestre à l’Odéon puis, l'année suivante, au Palais-Royal où il fait représenter ses compositions. Il obtient un triomphe avec Les Folies-Dramatiques, spectacle en cinq actes qu’il présente en avant-première devant Napoléon III et sa cour en 1853. Compositeur, auteur dramatique, acteur, chanteur, metteur en scène et directeur de troupe, Hervé enchaîne les succès. Il devient l’ami de Jacques Offenbach dont il monte, le 26 juin 1855, le premier opéra-bouffe Oyayaye ou la Reine des îles aux Folies-Nouvelles, salle de concert qu’il a ouverte boulevard du Temple. Il y tient même le rôle de la reine.

En 1886, il part à Londres pour l’inauguration de l’Empire Theatre. Une de ses œuvres, Chilpéric, y est jouée pour le spectacle d’ouverture. De retour à Paris, il présente sa dernière création, Bacchanale, qui est mal accueillie par la critique. Fatigué, malade, Hervé meurt le 3 novembre 1892 d’une crise d’asthme. Ses œuvres les plus célèbres restent L’œil crevé (V’lan dans l’œil) en 1867, Chilpéric (1868), Le petit Faust (1869) qui remporte un énorme succès et Mam'zelle Nitouche (1883), œuvre en partie autobiographique, portée à l’écran en 1954 par Yves Allégret avec Fernandel dans le rôle de Célestin-Floridor, organiste et compositeur d’opérette qui n’est pas sans rappeler "Florimond-Hervé".

Une plaque commémorative est encore visible aujourd’hui à Houdain au 36 de l’actuelle rue Roger-Salengro, ancien siège de la gendarmerie royale et maison natale d’Hervé.

Pour en savoir plus

  • Jacques Rouchouse, Hervé (1825-1892). Le père de l’opérette, Paris, TUM/Grand caractère, 2000, 499 p.
  • Renée Cariven-Galharret et Dominique Ghesquière, Hervé. Un musicien paradoxal (1825-1892), éditions des Cendres, 1992, 217 p.
  •  Dominique GHESQUIÈRE, Les maîtres de l'humour en musique : Hervé et Jacques Offenbach, Bad Emser Hefte numéro 210, Verein für Geschichte-Denkmal-und Lanschaftspflege e.v. Bad Ems, 2001, 44 p.
  •  Dominique GHESQUIÈRE, Florimond Ronger dit Hervé, dans Théâtre Musical Opérette n° 165, 1er novembre 2012, p. 57-66

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Vue en coupe d'un pont sous-marin.

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