Les Archives du Pas-de-Calais (Pas-de-Calais le Département) - Le 25 août 2019 - 18h06
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6 juillet 1935 : inauguration du nouveau préventorium de Sainte-Catherine-Lez-Arras

Le 6 juillet 2019

C’est sous la présidence de Gabriel Rochard, préfet du Pas-de-Calais, et de Monseigneur Dutoit, évêque d’Arras, qu’a eu lieu l’inauguration officielle du nouveau préventorium. Cette belle initiative sociale fut mise à l’honneur par les hautes autorités civiles et religieuses, en présence d’un grand nombre de personnalités dirigeantes, d’œuvres sociales du département et de nombreux bienfaiteurs.

L’origine du préventorium remonte à 1924. À cette époque, c’est une maison de repos, propriété de la Communauté de Sainte-Agnès d’Arras, située entre la route d’Arras à Béthune et la chaussée Brunehaut. L’air réputé pur à cet endroit aidait les enfants fragiles à recouvrer la santé.

Donations et subventions

En 1926, le préventorium reçoit le soutien de l’Association du préventorium de Sainte-Catherine qui l’aide à se développer en lui procurant des subventions officielles et en provoquant la générosité de nouveaux donateurs.

Parmi ses membres les plus actifs, on compte Joseph Jardel, ingénieur administrateur des Mines de Carvin (président du Comité d’administration), Mgr Hoguet, vicaire général (vice-président du Comité du préventorium et futur secrétaire de l’œuvre), et le docteur Louis Vaillant, inspecteur départemental d’Hygiène sociale.

Ils sont vite rejoints par le docteur Henri Brassart, conseiller municipal d’Arras (futur médecin-chef du préventorium), et par Paul Rohart, maire d’Arras. Citons également celle qui restera la grande animatrice de cette œuvre et qui en assurera la direction : Mère Marie-Paul, supérieure de la communauté des Sœurs Saint-Agnès d’Arras, qui propose un projet doté de perfectionnements et d’installations modernes axés sur l’hygiène et le confort.

Quelques donateurs se manifestent rapidement, suivis par les subventions officielles du Conseil général obtenues grâce aux interventions d’Amédée Doutremepuich et d’Henri Brassart, conseiller général. Les subventions de l’État mettent plus de temps à arriver car il faut adapter les plans aux règlements officiels, constituer les dossiers et trouver une forme juridique lui permettant l’attribution des indemnités.

Le 14 avril 1930, un décret du Ministère de la Santé Publique déclare que : 

Le préventorium de Sainte-Catherine géré par la Communauté des Sœurs de Saint-Agnès d’Arras est assimilé à un préventorium public et pourra bénéficier à ce titre des avantages accordés à ces établissements par les lois et règlements.

Le Conseil d’administration, composé de directeurs d’entreprises, de docteurs, d’hommes de loi et de personnalités officielles très investies, s’aperçoit vite que le dévouement et les ressources matérielles ne suffisent pas à la réalisation d’un tel projet, et qu’il faut faire appel à des techniciens pour le mettre sur pied et organiser ses services.

C’est l’architecte Dufétel qui a à cœur d’en faire un préventorium modèle et se charge de déposer les plans au Ministère d’Hygiène et de Prévoyance Sociale pour obtenir les subventions d’État. Les grands travaux sont confiés à l’entreprise Peulabeuf dont les chantiers entrepris et menés à bien avaient déjà établi sa réputation.

Grâce aux encouragements privés et aux aides des pouvoirs publics, Mère Marie-Paul fait édifier un pavillon de construction moderne entre les deux bâtiments élevés au lendemain de la guerre.

Nouveaux aménagements

Un bâtiment à la façade resplendissante domine maintenant la Chaussée Brunehaut et offre un admirable panorama en direction d’Arras et vers Doullens.

Il comprend au rez-de-chaussée un grand réfectoire où les deux cent enfants de la maison prennent désormais leurs repas. Cinq dortoirs sont situés juste au-dessus de cinq classes qui reçoivent les enfants ayant l’âge de la scolarité obligatoire. À travers le parc ombragé, on découvre de nouvelles constructions : le solarium à peine achevé, surmonté d’une tour et d’un cadran.

Le bâtiment reçoit bientôt une salle de radiographie et une salle d’héliothérapie. Plus bas, on découvre le bâtiment d’isolement avec de petites chambres laquées et le cabinet médical qui reçoit déjà des petits malades. Dans le haut de la propriété, une salle de bains et douches a été construite avec les dernières avancées pratiques. Au centre de la propriété, on trouve une chapelle, et dans le bas, près du presbytère de Sainte-Catherine, la salle des fêtes. C’est là que sont présentés les enfants aux autorités au cours de la cérémonie d’inauguration.

Cérémonie d’inauguration

Dans cette salle aménagée pour la circonstance, c’est au nom du Conseil d’administration et en sa qualité de vice-président du préventorium que Paul Rohart prend la parole pour remercier les autorités présentes dans la salle et saluer les mérites de Mère Marie-Paul.

Puis Oscar Plouviez exprime sa joie face au développement de l’œuvre réalisée dans cette commune dont il est le maire. Henri Brassart souligne quant à lui la fructueuse collaboration entre les forces spirituelles et le pouvoir civil au service des déshérités, des malades et des orphelins. Il rappelle que dans les temps difficiles que vit la France et si elle veut garder dans le monde sa prééminence, elle a besoin d’un peuple fort et d’âmes saines dans des corps sains.

Monseigneur Dutoit conclut la série des discours en exprimant sa joie de partager une fête qui était somme toute la mise à l’honneur d’une réalisation bien chrétienne, répondant aux préoccupations d’hygiène sociale et de bienfaisance dont le département du Pas-de-Calais peut s’honorer.

Bibliographie

Préventorium de Sainte-Catherine-lez-Arras, 7 p. Archives départementales du Pas-de-Calais, BHB 803/16.

L'Europe s'engage

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Vue en coupe d'un pont sous-marin.

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