En juillet 1942, les autorités allemandes lancent l’opération "vent printanier", qui vise à l’arrestation et à la déportation massive des juifs réfugiés en France. Le 11 septembre, à 4 heures du matin, la Feldgendarmerie, soutenue par la police française, lance une effroyable rafle à Lens et dans le bassin minier.
Alors que les accords Laval-Oberg ne concernent que les apatrides et réfugiés et semblent épargner les ressortissants français, 50 juifs français sont aussi arrêtés. Il s’agit pour la presque totalité d’entre eux d’enfants de moins de 17 ans, nés en France de parents étrangers.
Ainsi, sans distinction d’âge ni de sexe, 317 personnes (dont 223 Lensois) sont arrêtées, regroupées et emmenées à la gare. Désignées pour la déportation, elles sont conduites à Auschwitz-Birkenau avec les 1 048 déportés du Transport X qui part de Malines le 15 septembre.