Dans la seconde moitié du XIXe siècle, à Groffliers, une vielle femme, la veuve Duhamel, accueille des enfants assistés atteints de scrofule ou de tuberculose. Elle promène, dans une brouette, les petits malades sur la plage où ils profitent du grand air et leur donne des bains de mer. Contre toute attente, certains guérissent au contact de l'air iodé et du soleil.
Paul Perrochaud, médecin inspecteur de l'Assistance publique de Paris, crée, à l'entrée de la baie d'Authie, un hôpital provisoire – dont l’impératrice Eugénie fera l’hôpital maritime de Berck - pour poursuivre ses essais de traitement marin. Il confie les enfants hospitalisés à Marie-Anne Brillard, surnommée "Marianne-Toute-Seule", qui habite une cabane sur la plage.
En 1902, Mme Bouville, autre bienfaitrice de Berck, donne son nom à un sanatorium marin qui soigne les rachitiques par héliothérapie (exposition au soleil). Les enfants sont exposés face à la mer, allongés sur leur gouttière.