138 J 1-107
Dates extrêmes : 1913-2018
Importance matérielle : 10,5 ml
Présentation du fonds
Les mémoires présentés aux concours de l'Académie des sciences, lettres et arts d'Arras ont été déposés aux archives départementales du Pas-de-Calais en septembre 2021 et en mars 2022. Ce fonds représentant, actuellement, 10,5 ml et couvrant la période 1913-2018, n'est pas clos car l'association est toujours en activité.
L'Académie des sciences, lettres et arts d'Arras est une société savante qui fut fondée dans la capitale artésienne le 22 mai 1737. Elle fut érigée en Académie royale par lettres patentes du 9 juillet 1773. Supprimée, comme les autres académies, par la Convention nationale en 1793, elle fut rétablie par arrêté préfectoral du 22 mars 1817. Puis elle fut reconnue d'utilité publique par ordonnance royale du 24 septembre 1828, sous le nom de "Société royale des Sciences, Lettres et Arts d'Arras". Elle reprit, ensuite, le titre d'"Académie impériale des Sciences, Lettres et Arts d'Arras" en vertu du décret impérial du 13 août 1866. Elle prit, enfin, son nom actuel à l'avènement de la Troisième République et n'a cessé de le porter depuis lors. L'Académie d'Arras est désormais une association loi de 1901.
Actuellement, l'Académie d'Arras est composée de trente membres résidants et d'un nombre non limité de membres correspondants. Son but est de favoriser toutes les formes d'activité intellectuelle et artistique et d'encourager les études relatives au département du Pas-de-Calais. Elle organise, ainsi, chaque mois des conférences publiques sur les thèmes qu'elle souhaite approfondir, et chaque année des concours (histoire, prose, poésie, patois, musique, etc.). L'organisation de ces derniers a très peu changé au cours du temps. Les conditions de présentation extraites d'un règlement publié dans les années 1920, permettent de mieux comprendre ce fonds :
"Les ouvrages inédits sont seuls admis. Ils devront être adressés (franco de port), au secrétaire général de l'Académie, et lui parvenir avant le 1er mai. Ils porteront, en tête, une épigraphe ou devise qui sera reproduite sur un billet cacheté contenant le nom et l'adresse de l'auteur avec l'attestation que le travail n'a pas été présenté à un autre concours. Ces billets ne seront ouverts que s'ils appartiennent à des ouvrages méritant un prix, les autres seront brûlés. Les concurrents ne doivent se faire connaître ni directement, ni indirectement.
Les prix consistent en mentions honorables ou en médailles de bronze, d'argent, de vermeil ou d'or ; ces dernières ont une valeur de 100, 200 ou 300 francs. Tout lauréat ayant obtenu une médaille d'or sera désormais hors concours.
Une rente de 400 francs provenant d'un legs fait à l'Académie d'Arras par M. A. Braquehay, sera décernée en prix aux auteurs des meilleurs ouvrages historiques, archéologiques ou autres, concernant Montreuil ou la partie de son arrondissement ayant ressorti de la Picardie".
Le plan de classement adopté est simple. Les mémoires sont classés par disciplines puis dans l'ordre chronologique :
- Histoire (138 J 1-25, 89-97) ;
- Prose (138 J 26-50, 98-103) ;
- Poésie (138 J 51-78, 104-105) ;
- Patois (138 J 79-83, 106) ;
- Musique (138 J 84, 107) ;
- Sciences (138 J 85) ;
- Histoire de l'art (138 J 86) ;
- Éducation (138 J 87).
Il est, cependant, à noter que la correspondance devise/auteur n'ayant pas toujours été conservée, l'identification des mémoires ne semble pas toujours avoir été facile et a souvent relevé du puzzle. Des erreurs d'attributions sont donc possibles.
Une grande partie des archives de l'Académie qui était entreposée dans les combles du Palais Saint-Vaast ont, malheureusement, disparu en 1915, lors de l'incendie provoqué par les bombardements de la capitale artésienne. De ce fonds, il n'en reste que l'inventaire dressé par le comte Gustave de Hautecloque, en 1897. Toutefois, des traces de son activité aux XVIIIe et XIXe siècles existent encore grâce, d'une part, au fonds Dubois de Fosseux (32 J 3) et d'autre part, à la collection de mémoires publiés à partir de 1818 (PB 394/1-106).
Durant l'entre-deux-guerres, Georges Besnier a constitué quelques dossiers (statuts et règlements, membres titulaires, membres honoraires et correspondants, invitations, listes d'adresses, communications, etc.). Il eut, par ailleurs, tendance à intégrer les imprimés reçus par l'Académie et les mémoires historiques, jugés intéressants, aux collections de la bibliothèque d'Arras. Il délaissa a contrario les mémoires présentés aux concours de prose ou de poésie dont l'ensemble constitue pourtant aujourd'hui une base intéressante pour l'histoire des mentalités.
Les mémoires des concours, qui représentent la masse la plus importante des archives de l'Académie, ont fait l'objet d'un classement par Claudine Bougard. Elle y avait travaillé à l'époque où elle et son mari étaient respectivement "archiviste" et "bibliothécaire" de l'Académie, dans les années 1961 à 1991.
En septembre 2021 puis en mars 2022, grâce au concours de Michel Beirnaert, membre actif de l'Académie et ancien archiviste diocésain, une grande partie du fonds a intégré les collections des archives départementales du Pas-de-Calais
Instrument de recherche
Répertoire méthodique, par Thomas Vermeulen, 2023